Dao De Jing, Lao Zi

Ecrit il y a environ 2600 ans par Lao Zi, le fondateur du Taoïsme, le Dao De Jing (Livre de la Voie et de la Vertu)—également écrit Tao Te King—est un recueil de richesse et de sagesse.

Ci-dessous, retrouvez ainsi les citations et passages que j’ai trouvé le plus intéressant de ce livre.

Bonne Lecture !

  • Le ciel subsiste et la terre dure, pourquoi le ciel subsiste-t-il, et la terre dure-t-elle ? Parce qu’ils ne vivent pas pour eux-mêmes. Voilà qui les fait durer. Le saint se met en arrière. Il est donc mis en avant. Il néglige son moi et son moi se conserve. Parce qu’il est désintéressé, ses propres intérêts sont préservés.
  • Trente rayons convergent au moyeu mais c’est le vide médian qui fait marcher le char. On façonne l’argile pour en faire des vases, mais c’est du vide interne que dépend leur usage. Une maison est percée de portes et de fenêtres, c’est encore le vide qui permet l’habitat. L’Être donne des possibilités, c’est par le Non-Être qu’on les utilise.
  • Le maître éminent est ignoré du peuple. Ensuite vient celui que le peuple aime et loue. Puis celui qu’il redoute. Enfin celui qu’il méprise. Si le maître n’a qu’une confiance insuffisante en son peuple, celui-ci se méfiera de lui. Le maître éminent se garde de parler. Et quand son œuvre est accomplie et sa tâche remplie, le peuple dit : « cela vient de moi-même. »
  • Qui se dresse sur la pointe des pieds, ne tiendra pas longtemps debout. Qui fait de grandes enjambées, ne marchera pas très loin. Qui s’exhibe ne rayonnera pas. Qui s’affirme ne s’imposera pas. Qui se glorifie ne verra pas son mérite reconnu. Qui s’exalte ne deviendra pas un chef. Ces manières sont, pour le Tao, comme sont les restes de nourriture et les tumeurs qui répugnent à tous. Celui qui connaît la loi de la nature ne fera pas ainsi sa demeure.
  • Marcher bien, c’est marcher sans laisser ni ornière, ni trace. Parler bien, c’est parler sans commettre d’erreur et sans encourir de reproches. Calculer bien, c’est calculer sans avoir recours ni aux baguettes ni aux tablettes. Fermer bien, c’est fermer sans barres, ni verrous et pourtant sans que personne puisse ouvrir. Lier bien, c’est lier sans corde ni ficelle et pourtant sans que personne puisse délier. Le saint est toujours prêt à aider les hommes et il n’en omet aucun ; Il est toujours prêt à utiliser les choses et n’en rejette aucune. C’est là posséder la lumière. L’homme de bien est le maître de l’homme de non-bien. L’homme de non-bien n’est que la matière brute de l’homme de bien.
  • Qui connaît autrui est intelligent, qui se connaît est éclairé. Qui vainc autrui est fort, qui se vainc soi-même a la force de l’âme. Qui se contente est riche. Qui s’efforce d’agir a de la volonté. Qui reste à sa place vit longtemps. Qui est mort sans être disparu atteint l’immortalité.
  • C’est parce qu’il ne connaît pas sa grandeur que sa grandeur se parachève. 
  • Qui veut abaisser quelqu’un doit d’abord le grandir. Qui veut affaiblir quelqu’un doit d’abord le renforcer. Qui veut éliminer quelqu’un doit d’abord l’exalter. Qui veut supplanter quelqu’un doit d’abord lui faire des concessions. Telle est la vision subtile du monde. Le souple vainc le dur. Le faible vainc le fort. Le poisson ne doit pas sortir des eaux profondes. Les armes les plus efficaces de l’État ne doivent pas être montrées aux hommes.
  • Le chemin de la lumière paraît obscure, le chemin du progrès paraît rétrograde, le chemin uni paraît raboteux. La vertu suprême paraît vide, la candeur suprême paraît souillée ; La vertu surabondante paraît insuffisante, la vertu solide paraît négligente, la vertu de fond paraît fluctuante. Le grand carré n’a pas d’angles. Le grand vase est lent à parfaire. La grande musique n’a guère de sons. La grande image n’a pas de forme. Le Tao caché n’a pas de nom. Et pourtant c’est lui seul qui soutient et parachève tous les êtres.
  • Renom ou santé, quel est le plus précieux ? Santé ou fortune, quelle est la plus importante ? À gagner l’un en perdant l’autre : où est le pire ? Qui trop aime le renom doit le payer trop cher ; Qui trop amassé subit de lourdes pertes. Qui de peu se contente, évite toute insulte. Qui sait se réfréner prévient les catastrophes. C’est ainsi qu’on peut vivre longtemps.
  • Pas de pire fléau que l’esprit de convoitise. 
  • Être bon à l’égard des bons et bon aussi envers ceux qui ne le sont pas, c’est posséder la bonté même. Avoir confiance en des hommes de confiance  et aussi en ceux que le sont pas, c’est posséder la confiance même.
  • Ce qui est bien planté ne peut être arraché, ce qui est bien étreint ne peut se dégager. C’est grâce à la vertu que fils et petits-fils célèbrent sans faillir le culte des ancêtres.
  • Autrui, on l’observe d’après soi-même ; les familles, d’après sa famille ; les villages, d’après son village ; les États, d’après son État ; le monde, d’après ce monde ; Comment puis-je savoir comment va le monde ? Par tout ce qui vient d’être dit.
  • Celui qui sait ne parle pas, celui qui parle ne sait pas. 
  • Ce qui est en repos est facile à maintenir. Ce qui ‘est point éclos est facile à prévenir. Ce qui est fragile est facile à briser. Ce qui est menu est facile à disperser. Préviens le mal avant qu’il ne soit, mets de l’ordre avant que n’éclate le désordre. Cet arbre qui remplit tes bras est né d’un germe infime. Cette tour avec ses neuf étages vient de l’entassement de mottes de terre. Le voyage de mille lieues commence par un pas.
  • De même si le saint désire être au-dessus du peuple, il lui faut s’abaisser d’abord en paroles ; s’il désire prendre la tête du peuple, il lui faut se mettre au dernier rang. Ainsi le saint est au-dessus du peuple et le peuple ne sent pas son poids ; il dirige le peuple et le peuple n’en souffre pas. C’est pourquoi tout le monde le pousse volontiers en tête et ne se lasse pas de lui. Puisqu’il ne rivalise avec personne, personne ne peut rivaliser avec lui.
  • Un véritable chef militaire n’est pas belliqueux. Un véritable guerrier n’est pas coléreux. Un véritable vainqueur ne s’engage pas dans la guerre. Un véritable conducteur d’hommes se met en dessous d’eux. On retrouve là  la vertu de non-rivalité  et la capacité de conduire les hommes. Tout cela est en parfaite harmonies avec la loi du Ciel.

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